ACCUEIL

 

   RESSOURCES

..."Maltraitance à enfant"

....Sommaire
.1. Définition
.2. Causes/facteurs de risque
.3. Les types de maltraitance
.4. Les symptômes révélateurs
.5..Conduite à tenir
.6. Qui appeler ?
.
7. La loi et les droits des enfants :

.8..Le dispositif de prise en charge

Haut de Page

 

RESSOURCES ET PUBLICATIONS > "MALTRAITANCE A ENFANT"Ressources Pédagogiques

 ..Maltraitance : 1. Définition 

 Pour éviter tout malentendu, surtout sur le plan international, D. FINKELHOR ET J. KORBIN (child abuse and neglect vol 13 P 3. -1988) proposent la définition suivante :

Mauvais traitements subis par l'enfant qui résultent d'une action humaine qui est réprouvée, qui se produit dans l'environnement immédiat, et qui peut être prévenue.

*qui résultent : la cause est plus importante que le symptôme.

Etre mal nourri ou malade (symptômes) n'est pas forcément dû à un mauvais traitement. Il faut savoir le Pourquoi. Donc analyser les causes.

* action humaine : pour éliminer les "causes naturelles" (enfants tués ou blessés par des tempêtes, des inondations, des tremblements de terre, des maladies congénitales). Bien sûr, certains de ces phénomènes peuvent être l'oeuvre aussi bien de la nature elle-même que de l'homme.

 Pour parler d'enfant maltraité, il faut que la responsabilité humaine soit prépondérante.

* réprouvée : toute action humaine nuisible n'est pas forcément un mauvais traitement. Par exemple: intervention chirurgicale qui finit mal, conduite de véhicule, sauf si une faute ou une négligence a été commise. A noter les différences culturelles qui peuvent exister mettant en cause des lois, des règlements, des comportements admis différents.

*environnement immédiat : certaines actions humaines lointaines peuvent causer des nuisances aux enfants (famines, inondations). En revanche privation de nourriture, noyade, violence, etc... sont des mauvais traitements.

 *qui peut être prévenue : par exemple, dans un pays où n’existe pas de traitement ou de vaccins disponibles, la mort d’un enfant est une fatalité. Dans le cas où ces moyens sont disponibles, il y a négligence. 

Navigation >

Sommaire 

Informations Centre 74  

Suggestions Formateurs 

Ressources Pédagogiques

Messagerie

 QUELQUES EXEMPLES DE LA RELATIVITE DU CONCEPT DE TRAITEMENT AU PLAN INTERNATIONAL

 1. INTENTIONNALITE / NON INTENTIONNALITE :

  •  Un parent brûle un doigt de son enfant : mauvais traitement intentionnel.
  • Un enfant se brûle la main en travaillant dans un atelier mal éclairé : mauvais traitement non intentionnel.

 2. ACTES SOCIALEMENT CENSURES / ACTES SOCIALEMENT APPROUVES :

  •  Brûler un enfant au visage à Annecy : mauvais traitement, négligence.
  • Ne pas brûler un enfant au visage dans certaines tribus primitives : mauvais traitement, négligence. Plus un comportement viole les normes culturelles, plus il apparaît comme un mauvais traitement. Néanmoins, cette notion culturelle peut être réduite devant un consensus international : les enfants iraniens sautant dans un champ de mines sont des héros-martyrs en Iran ; ils sont maltraités sur le plan international.
  •  Même remarque pour la clitoridectomie et l’infibulation des fillettes dans certaines sociétés mises pourtant au ban international.

D’une manière générale si des pratiques culturellement acceptées augmentent la morbidité-mortalité, la désapprobation internationale existe.

3. ACTES PERPETRES PAR DES INDIVIDUS / PAR DES ORGANISATIONS, DES GOUVERNEMENTS, DES SOCIETES, DES RELIGIONS.

  • Encouragement par des multinationales à nourrir les bébés au lait artificiel : mauvais traitement socialement induit.
  • Une mère nourrissant mal son bébé : mauvais traitement induit par un individu.

    NB : on a tendance à considérer ce dernier exemple comme négligence ( car le plus proche) et non le premier.

 4. VICTIMES ENFANTS / VICTIMES COMPENANT D’AUTRES GROUPES SOCIAUX :

 Par exemple la prostitution sera considérée comme plus nocive pour l’enfant que pour l’adulte sans nier sa nocivité pour ce dernier.

 5. ENFANT RECONNU COMME PERSONNE  / ENFANT NON RECONNU COMME PERSONNE :

 La notion d’être humain change d’une société à l’autre :

  • dès la conception : l’avortement est un mauvais traitement.
  • dès la naissance : l’avortement n’est pas un mauvais traitement.
  • après quelques minutes-heures de vie après la naissance : l’enfant tué à la naissance n’est pas maltraité.
SUITE  "Maltraitance"

Haut de Page

Navigation >

Sommaire 

Informations Centre 74  

Suggestions Formateurs 

Ressources Pédagogiques

Messagerie